C’est l’heure, soyons constructifs!

Edelweiss

Stupéfaite de « l’électrochoc » que les adhérents à l’initiative populaire Weber pour le sauvetage du sol suisse disent souhaiter, je préfère le chemin de l’équilibre d’un certain Al Gore qui a insufflé à bon nombre de personnes comme moi l’intérêt pour le développement durable et la défense de l’environnement il y a une quinzaine d’années déjà. En Suisse, pays qui se démarque avec succès par l’innovation et la qualité, le tourisme est une tradition et un axe phare de l’économie dans les régions alpines. Notre pays n’a pas besoin d’outils destinés àla médecine. La Suissea besoin de développement durable, responsable et constructif.

Dernièrement lors d’une conférence dans le Val de Bagnes, je suis restée perplexe lorsqu’une participante anglophone a affirmé son désamour pour le mot développement dans la terminologie du développement durable, alors qu’il est à la base même de la vie humaine, de la vie tout court.

Aimons la nature mais soyons constructifs et rejetons l’initiative Weber pour nous  concentrer sur le développement positif de notre pays et de notre environnement. Je suis persuadée que la nature a le vent en poupe, non seulement dans les milieux écolos bobos, mais aussi dans le tourisme, le tourisme rural en particulier, et dans le développement régional. Maitrisons le développement de nos constructions, rendons les durables, « éco-logiques » et « naturfreundlich » pour nos hôtes et nous-mêmes ainsi que pour les générations futures, avec une orientation vers le progrès énergétique, la qualité de vie et la qualité architecturale. Faisons le avec efficacité autant pour les hébergements touristiques que pour l’habitat individuel et collectif, les zones urbaines et les centres commerciaux (dont la multiplication fulgurante m’inquiète au plus haut niveau) mais aussi pour les transports, et prenons des engagements équitables pour favoriser une consommation responsable du territoire suisse.

D’ailleurs, sans avoir attendu M. Weber, plusieurs communes concernées de toutes les régions du Valais sont en train de relever ce défi en appliquant déjà des mesures et en recherchant des solutions intelligentes pour un secteur de la construction et du tourisme qui pèsent des dizaines de milliers d’emplois en Suisse.

Je suis tentée de dire que limiter les résidences secondaires à 20 % du parc des logements de chaque commune partout en Suisse serait aussi irresponsable et inapproprié qu’imposer un quota de 20 hôtels en ville de Genève, Bâle ou Zurich qui en comptent chacune plus d’une centaine. Dans cette (il)logique, il vaudrait alors mieux imposer aux dix loups que compte notre pays un quota maximum de 20 moutons au total « dévorables » par année !

Nous sommes l’un des pays au monde qui soigne et respecte le plus son environnement et qui connaît une Loi fédérale sur l’aménagement du territoire révisée contraignante notamment pour les acteurs économiques et agricoles.

Le moment est venu pour faire preuve de savoir vivre, d’esprit constructif dans le bon sens du terme et de responsabilité.

Votons NON à l’initiative Weber!

Le Conseil d’Etat valaisan, la Fédération Suisse du Tourisme, la conférence des Chefs des Départements cantonaux de l’Economie Publique, l’Association des communes suisses et Valais Tourisme recommandent également le rejet de l’initiative
Franz Weber.

Prise de position de Valais Tourisme

Courrier des lecteurs paru dans le Nouvelliste


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Catégorie: Economie, Environnement, Immobilier, Non classé, Paysage, Politique, Suisse, Tourisme | Commentaires fermés

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